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"On the Rock again" de Martin Boysen

mercredi 23 novembre 2016


"On the Rock again" de Martin Boysen

  • Auteurs : Martin Boysen (traduit par Eric Vola)
  • Editeur : Lulu.com
  • Date de parution : 2016
  • ISBN/EAN : 978 – 1 – 326 - 80023 - 9

Ce livre a été gracieusement offert par le traducteur Eric Vola. Il est disponible au prêt à la bibliothèque du club.

Critique de Barney Vaucher :

Qui est Martin Boysen ? Pour le lecteur français, ce nom est probablement inconnu. Né au cœur de la guerre, d’un père allemand (enrôlé de force dans la Wehrmacht) et d’une mère anglaise, le jeune Martin a tout sauf une jeunesse facile. Au lendemain de la guerre, l’alpinisme britannique se débarrasse d’une gangue de préjugés et, conduit par les Brown et Whillans, rejoint les standards de l’alpinisme continental. De la génération suivante, celle des sixties, le nom de Boysen émerge, synonyme d’un style coulant et d’une d’habileté naturelle qui gomme toute impression de difficulté. Boysen sévit chez lui (découverte de Gogarth), mais aussi dans les Alpes où en compagnie d’amis comme Mick Burke ou Paul Nunn, il gravit les itinéraires les plus prestigieux, où il pousse le libre très loin lors de la première répétition du Fou (Frost, Hemming & co). Au cours des années 70, il est régulièrement invité en Himalaya par Chris Bonington. Des succès majeurs (faces S de l’Annapurna et SO de l’Everest), mais aussi des drames, chaque expédition se terminant par un deuil parmi ses amis : Clough (Annapurna), Burke (Everest), Haston, Estcourt (K2). Au dernier moment, Bonington lui annonce qu’il ne l’a pas retenu pour l’expédition au K2. Pour Boysen, c’est une immense déception : « Cette exclusion soudaine fut un coup dur. J’étais profondément déçu et peiné par cette longue amitié trahie. »

Le K2 (1978) constitue un tournant, et l’association avec Rab Carrington joue un rôle décisif. Rab, vient lui aussi de consacrer une décennie aux expés lointaines, Andes et Himalaya, où avec Alan Rouse, il a balayé les standards classiques. Lassé des risques exponentiels que l’on prend en style alpin, il a rompu son association avec Rouse (Alan Rouse, avec qui j’ai eu la chance de vivre une aventure très forte à la face Ouest des Drus au cours de l’été 70, avait une personnalité très attachante. Surdoué, il a incarné ce que représentait Boysen une décennie plus tôt. La prophétie de Rab s’est hélas avérée, Rouse perdant la vie au K2 en 1986). Pendant vingt ans, les deux quadragénaires, puis quinquagénaires, visitent les Mecques de la grimpe : Arapiles, Elbsandstein, Verdon, Yosemite,… Au contact de Rab, Martin avoue « être devenu un grimpeur acceptable en dalle ». Au-delà du classique euphémisme britannique, il faut en plus prendre en compte la modestie du personnage. Ceci, joint à l’excellente traduction d’Eric, rend « On the rock again » un livre très agréable à lire.

Bernard Vaucher

Quelques mots du traducteur, Eric Vola :

Je l’ai traduit en Français et le publie moi-même après que les éditeurs successifs qui devaient initialement le publier nous aient fait défaut. J’utilise l’éditeur Internet Lulu.com en une édition brochée, imprimée à la demande. Il est disponible à la vente sur ce site www.lulu.com/shop puis dans quelques semaines sur Amazon.

Le titre en anglais pourra surprendre, mais comme Jack Kerouac (On The Road – Sur la route), Martin n’a cessé toute sa vie de parcourir les rochers du monde entier, ne résistant jamais devant l’attrait d’une nouvelle aventure. De même il est dans la lignée de Willie Nelson, l’auteur interprète de la célèbre chanson On The Road Again dont Martin pourrait paraphraser les strophes ainsi :

On the rock again À nouveau sur les parois

Just can’t wait to get on the rock again Je meurs d’envie d’être à nouveau sur les rochers

The life I love is climbing with my friends La vie que j’aime c’est de grimper avec mes amis

Goin’ places that I’ve never been Aller à des endroits où je n’ai jamais été

Seein’ things that I may never see again Voir des choses que je ne reverrais peut-être jamais

Just can’t wait to get on the rock again Et je meurs d’envie d’être à nouveau sur les rochers


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